Découverte d'un gène clé de la maladie de Crohn, inflammation colorectale
Des chercheurs américains et canadiens ont découvert un gène clé de la maladie de Crohn, une inflammation abdominale chronique sérieuse, ouvrant la voie à des traitements plus efficaces de cette maladie touchant plus d'un million d'Américains, selon une étude publiée jeudi.
Cette découverte explique un mécanisme inflammatoire majeur qui change la compréhension des maladies liées à des variations génétiques, selon le Dr. Judy Cho, professeur de médecine et génétique à l'Université de Yale (Connecticut, est), un des co-auteurs de cette recherche parue dans la revue Science datée du 27 octobre.
Alors que la plupart des variations du gène en question sont fortement associées à la maladie de Crohn, l'une d'entre elles paraît conférer une protection importante contre cette même affection, poursuit-elle.
Cette avancée permet de cibler le développement de nouveaux médicaments qui devraient aider à mieux contrôler la maladie de Crohn ou recto-colite hémorragique.
"Cette maladie affecte profondément la qualité de vie quotidienne des personnes qui en souffrent", relève le Dr. Richard Duerr, professeur de médecine à l'université de Pittsburgh (Pennsylvanie, est). "De plus, la maladie de Crohn frappe souvent plusieurs membres d'une même famille dans certaines communautés dont surtout des juifs ashkénazes, ce qui avait laissé penser pendant longtemps qu'il s'agissait d'un dysfonctionnement génétique".
"Cette importante découverte (...) met aussi en évidence le potentiel offert par le projet du génome humain pour comprendre les causes de maladies complexes et développer des traitements plus efficaces", souligne dans un communiqué le Dr. Stephen James, directeur du département des maladies du système digestif et de la nutrition de l'Institut national américain de la santé (NIH) qui a financé ce projet de recherche.
La maladie de Crohn peut toucher tout le tube digestif avec une prédilection pour l'iléon, le côlon et la région anale. Elle peut s'accompagner de manifestations extra-intestinales (articulaires, cutanées, oculaires...) et parfois même de localisations extra-digestives.
Les principales manifestations cliniques sont surtout des douleurs abdominales et de la diarrhée qui peut durer des semaines voire des mois avec parfois des complications graves comme des occlusions et des perforations intestinales requérant une intervention chirurgicale.
Merci à Manou pour l'article .
Si vous aussi vous avez des articles interressant sur les MICI (maladie immunodéficiante chronique de l'intestin) n'hésitez pas à me les envoyer par mail !!!
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Un gène clé de la maladie de Crohn vient d'être identifié
CATHERINE PETITNICOLAS.
La compréhension de cette maladie, qui touche près de 60 000 personnes en France, est ainsi améliorée.
UN CONSORTIUM de chercheurs américains et canadiens vient de découvrir le rôle d'un gène clé de la maladie de Crohn. Cette découverte publiée dans la version en ligne de la revue Science datée du 27 octobre pourrait permettre de cibler de nouveaux médicaments susceptibles de mieux aider à la contrôler.
Responsable de fortes douleurs abdominales, de lésions de la région anale, de diarrhées chroniques accompagnées de perte de poids et d'une grande fatigue, la plus fréquente des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin frappe surtout les personnes jeunes, y compris les enfants. La muqueuse malade se fissure et s'ulcère, ce qui provoque aussi des saignements. Évoluant par poussées qui peuvent se compliquer d'occlusions et de perforations intestinales, cette maladie auto-immune affecte profondément la vie quotidienne des patients. Près de 60 000 personnes en seraient atteintes dans notre pays et plus d'un million aux États-Unis.
Les chercheurs viennent de démontrer que des mutations sur le gène du récepteur de l'interleukine 23 sont associées à la maladie, un gène déjà impliqué dans le psoriasis, une autre maladie auto-immune. « Or, nous savons que l'IL 23 joue un rôle très important dans l'activation de l'inflammation et ce à tous les niveaux et qu'elle aide l'organisme à combattre les infections bactériennes », indique le Pr Judith Cho du département de génétique à l'université de Yale (Connecticut) l'un des coauteurs de ce travail. « Mais alors que la plupart des variations du gène en question sont fortement associées à la maladie de Crohn, l'une d'entre elles paraît au contraire conférer une protection importante », s'enthousiasme-t-elle. « Une telle découverte, parfaitement inattendue, devrait également inciter les scientifiques à faire des recherches sur les bases génétiques de ce qui nous maintient en bonne santé. » Sur les gènes protecteurs en quelque sorte.
Des traitements individualisés
« Certes, nous ne sommes pas encore certains que la découverte d'un tel mécanisme puisse aider à améliorer les traitements », prévient le Dr Richard Duerr, le premier auteur de cette étude, professeur associé de génétique humaine à l'université de Pittsburg (USA). « Mais nous faisons l'hypothèse que bloquer l'activité de l'IL 23 ou agir sur son mécanisme d'action pourrait être une façon efficace à l'avenir de traiter la maladie de Crohn. » Lors d'un essai clinique récent, des patients ont été améliorés avec un anticorps monoclonal qui bloque l'interleukine 23. Et des études chez des souris porteuses d'une mutation du gène de l'IL23 ont montré que ce dernier est nécessaire pour le développement et le maintien de la maladie. Tout ceci suggère donc que des molécules ciblées sur l'IL 23 devraient conduire à des traitements individualisés et plus efficaces, concluent les auteurs de ce travail.
Certains pensent qu'une nourriture de plus en plus aseptisée, et donc une exposition plus tardive à certains germes, pourrait être à l'origine d'une telle pathologie, sur un terrain génétique prédisposé.
D'après le Nouvel Observateur ... merci Manou !
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Unités de recherche
Équipe Avenir - Génétique des maladies inflammatoires intestinales
Directeur de recherche : Pr Jean-Pierre HUGOT
Mme Monique DUSSAILLANT Ingénieur d'études
Mlle Camille JUNG Étudiant DEA - Master
M. Ulrich MEINZER Étudiant thèse-doctorat
Mme Françoise MERLIN Ingénieur d'études
Mlle Sandrine ROCHE Étudiant DEA - Master
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Description : Cette équipe a été labélisée par l'INSERM en 2003 pour une durée de 3 ans.
Equipe rattachée à l'école doctorale de physiologie et physiopathologie de Jean Chambaz.
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Axes de recherche : Les maladies inflammatoires de l'intestin comprennent la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique.
Ce sont des maladies de l'adolescent et de l'adulte jeune qui affectent environ 2 millions de personnes dans le monde et qui évoluent par poussées tout au long de la vie. Leur étiologie est actuellement mal connue.
La découverte du rôle du gène CARD15/NOD2 dans la maladie de Crohn a été une découverte majeure publiée par notre groupe en 2001. Ce travail a été référencé plus de 800 fois et a stimulé la recherche dans le domaine de manière explicite puisque plus de 300 articles sur Card15/Nod2 ont été publiés depuis cette époque.
Sur cette base, notre groupe de recherche développe trois principaux projets complémentaires qui visent à comprendre et traiter la maladie de Crohn.
1. La compréhension des mécanismes qui conduisent des mutations observées chez les patients atteints de maladie de Crohn aux lésions intestinales est très mal établie. Nous faisons l'hypothèse que ces lésions consistent en un excès de réponse de l'hote à des bactéries entéropathogènes. Ce travail s'appuie sur l'expertise des médecins du site en anatomie pathologique, statistiques, microbiologie te immunologie. Pour mener à bien ce projet, nous disposons de souris invalidées pour le gène, d'anticorps anti Card15 et de lignées cellulaires transfectées durablement pour le gène normal et muté.
2. D'autres gènes de susceptibilité aux maladies inflammatoires de l'intestin existent et restent à découvrir. Par une approche double hybride dans la levure, nous avons identifié en partenariat avec Vincent Ollendorff (INRA Marseille) 14 partenaires protéiques de Card15/Nod2. Les gènes correspondant sont à l'étude sur une cohorte de plus de 1000 familles européennes atteintes de maladies inflammatoire de l'intestin, recrutées par le laboratoire.
3: La découverte de Card15/Nod2 définit pour la première fois une voie de signalisation spécifique de la maladie. A l'aide de lignées cellulaires porteuses du gène normal et muté, nous allons cribler une chimiothèque en collaboration avec l'IFR de pharmacie de Strasbourg pour rechercher des petites molécules actives sur cette voie de signalisation. Ce travail sera mené par Sandrine Roche, ingénieur chimiste et médecin pédiatre.
Dernières publications du service :
Miceli-Richard C, Zouali H, Said-Nahal R and the Groupe Français d'Etude Génétique Des Spondylarthropathies (GFEGS), Lesage S, Merlin F, de Toma C , Blanché H, Sahbatou M, Dougados M, Thomas G, Breban M, Hugot JP. A genome-wide scan provides evidence for a Spondyloarthropathy susceptibility locus on 9q31-34. Hum Mol Genet 2004 ; 13 : 1641-8.
Merci Sonia !!!
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Le lundi 18 décembre 2006
La sévérité des cas diagnostiqués chez les enfants, dans les dernières années, a amené les médecins à se tourner vers une médication jusqu'ici réservée aux adultes.
La maladie de Crohn gagne du terrain
Marie Caouette
Le Soleil
Les cas de maladie de Crohn augmentent de façon significative chez les jeunes, au Québec. Cette maladie chronique très incapacitante frappe aussi de plus en plus tôt. Elle n'est plus exceptionnelle chez les enfants entre 5 et 10 ans et même des bébés en sont atteints.
Depuis un an, au moins deux nouveaux cas sont diagnostiqués chaque semaine par la Dre Colette Deslandres, directrice de la clinique de gastroentérologie pédiatrique de l'Hôpital Sainte-Justine à Montréal. Pour un total de 107 cas en 2006.
À Québec, les deux gastroentérologues pédiatriques attachés au CHUL ont enregistré 70 à 80 cas dans la dernière année, indique l'un d'eux, le Dr Luc Pelletier.
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Le jeudi 26 octobre 2006
Découverte d'un gène clé de la maladie de Crohn, inflammation colorectale
Agence France-Presse
WASHINGTON
Des chercheurs américains et canadiens ont découvert un gène clé de la maladie de Crohn, une inflammation abdominale chronique sérieuse, ouvrant la voie à des traitements plus efficaces de cette maladie touchant plus d'un million d'Américains, selon une étude publiée jeudi.
Cette découverte explique un mécanisme inflammatoire majeur qui change la compréhension des maladies liées à des variations génétiques, selon le Dr. Judy Cho, professeur de médecine et génétique à l'Université de Yale (Connecticut, est), un des co-auteurs de cette recherche parue dans la revue Science datée du 27 octobre.
Alors que la plupart des variations du gène en question sont fortement associées à la maladie de Crohn, l'une d'entre elles paraît conférer une protection importante contre cette même affection, poursuit-elle.
Merci Geny !
source:
ici